Trop loin à l'ouest...c'est l'est
Il meurt lentement celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui pas une seule fois dans sa vie, n'a fuit les conseils sensés. Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Martha Medeiros

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Malapascua Island

 

Après ce magnifique petit coin, nous allons nous perdre dans une île beaucoup plus petite, Malapascua island. Elle se trouve au nord de Cebu, il nous faut encore pas mal d'heures de car et un peu de bateau pour y arriver.

Il y a des mini bus collectifs en ville, ils sont sans fenêtre et bondés comme à Paris aux heures de pointe.

 

 

 

Au niveau transport les philippins se déplacent beaucoup en tuk-tuk ou deux roues comme en Indonésie, aujourd'hui record battu, 6 sur un scooter !!! 

 

 

Contre les rayons du soleil, ils n'ont rien trouvé de mieux que le chiffon négligemment posé ou la veste par dessus la tête voire le tee shirt attaché autour de la tête et dont l'encolure tombe pile en face des yeux... Pratique pour voir ! Il existe pourtant des casquettes, cagoule au besoin... Mais non, c'est tellement mieux le tee-shirt ou la veste...

 

 


Les cars sont vraiment étroit ici, à la taille philippine. Les gens font au plus 1.60m, le plus souvent menus, certaines arrivent à peine sous le bras de Patrick. 6 places dans la largeur d'un car ! Un siège est plus étroit que mes propres épaules... Dur quand on fait 1m80, 90 kg ! A côté de nous, sur un siège et demi, 2 grands-mères ce sont entassées pour qu'on puisse s'asseoir...quelle gentillesse... A deux elles ne font pas un Patrick ! La plus édentée à coté de moi avec malgré tout un sourire communicatif et gracieux, la peau parcheminée, n'arrêtait pas de rire à chaque nid de poule... On riait ensemble de ces secousses qui nous faisaient rebondir sur nos sièges et nous bousculaient. A chaque rebondissement plus fort que les autres, on se regardait et on riait... Notre envie de communiquer ne pouvait malheureusement pas aller plus loin. Elle descendait bien avant nous, j'ai pu lui dire qu'on allait jusqu'à Cebu city, elle nous a fait un coucou de la main en descendant, poignante et furtive rencontre.


Après avoir pris deux cars différents et un taxi, nous voilà sur le port de Maya, en face de Malapascua island. Ce ne sont pas des ferry cette fois ci mais de beaux bateaux à balancier en bambou qui font la traversée.

 

 

Ils doivent s'y mettre à 3 pour faire démarrer le bateau à la corde ! Après 30 minutes sur une mer d'huile et un soleil de plomb, nous voilà sur Malapascua. Contrairement à notre crainte, personne ne se précipite vers nous à notre arrivée pour nous proposer un truc ou l'autre, tout le monde se fou des nouveaux touristes... Tant mieux !

D'ailleurs nous n'étions que deux sur le bateau, les autres étant des locaux. Nous nous trouvons un logement pour la nuit, les 2 suivantes sont déjà réservées dans un hôtel avec piscine, qui fait club de plongée. Nous atterrissons donc dans une guesthouse sympa et surtout très bon marché qui passe du reggae en permanence et où les chambres s'appellent, Bob, Rasta fari ou Marley.

 

 

Patrick n'usera pas le lit car avec la chaleur il préfère passer la nuit sur un hamac dehors.
Le lendemain matin on redémménage dans notre nouveau bel hôtel plongée. Il est de l'autre côté de l'île, ce n'est pas très grand mais il n'y a pas de véhicule ici sauf des motos, donc il faut marcher et à 11h30 du matin, le soleil tape déjà fort. Cet hôtel est assez excentré mais est très chouette, tout est sur place, la mer, la piscine, le restau, le club de plongée et nous apprenons que pour quelques pesos des motos peuvent nous amener au centre à toute heure.

 


 

 

 

C'est vraiment le luxe à prix correct. Nous nous inscrivons rapidement pour 4 plongées Les jours suivants dont l'une doit nous permettre de voir des requins renards.

Ce sont plutôt des animaux de profondeur mais comme les raies mantas, ils viennent sur une station de nettoyage tous les matins, il faut y être tôt pour avoir 90% de chance de les voir, ensuite ils redescendent vers les abysses. Nous avions bien l'intention de voir aussi des requins marteaux qui sont présents dans les environs mais malheureusement ce n'est pas la saison de leur passage.
Pour le moment, nous visitons le tour de l'île par le bord de mer. Selon les endroits c'est plutôt plage et détente, soit port d'embarquement, soit port de pêche. Ce coté ci est vraiment très fourni en bateaux, il y en a partout. Les pêcheurs démêlent les filets, les poissons sèches.

 

 

 

 

 

 

 


Pour notre première plongée, le départ est prévu à 5h du matin... C'est tôt, heureusement qu'on est sur place.  Après 30minutes de navigation nous arrivons sur le spot. Il est question de descendre à 30m, au niveau du plateau où se trouve la station de lavage, au delà il y a 300m. Une corde est placée autour du plateau et nous ne devons en aucune façon la dépasser. Dès la descente nous en voyons un au loin, mais ce n'est pas hyper clair à cette profondeur et à cette heure ci, il n'est pas 6h. Nous arrivons comme prévu à cette fameuse corde que l'on agrippe en espérant bien voir le spectacle... Et ça ne rate pas, notre premier requin renard arrive de notre gauche, on le voit de profil, il est superbe, tranquille. Nous scruttons de partout, on écarquille les yeux pour ne pas en perdre une miette, un autre, à droite, une ombre plus loin...

 

 

 

Ils passent un à un, ce n'est pas le ballet des mantas ni celui des requins baleines mais c'est du concentré. Il semblerait qu'il n'y ait que là et à cette heure ci qu’il est possible de voir ce type de requin des profondeurs. On est vraiment trop contents, au moment où l'on doit partir, l'un se dirige droit sur nous, pas pour nous attaquer bien-sûr, c'est seulement sa direction. Ça nous permet de le voir arriver de face, un autre point de vue incroyable, il a 4 nageoires ventrales, c'est étonnant et une très longue et fine queue qui peut servir comme un fouet à assommer les poissons.

 

 

Nous remontons ensuite tranquillement sur un haut fond, la luminosité est meilleure plus près de la surface, on est toujours à 20m et c'est superbe. Malgré l’originalité de ce qu'on vient de voir, on ne peut pas se lasser de toutes les richesses qu'on peut voir après. La deuxième plongée est également géniale en couleurs et biodiversité. Nous rentrons vers 9h, affamés et épuisés avec la belle lumière de jour maintenant bien levé.

 

 

Après le petit déjeuner, on passera le plus clair de la journée à se traîner de la piscine à 34degré, à la mer à 31 et au frais de la clim de la chambre... Des vrais loques ! Il faut dire que ces 3 derniers jours nous nous levons entre 4h30 et 5h pour une raison ou une autre et la plongée ça crève !
Le lendemain c'est journée vers Gato island, heureusement à une heure raisonnable, 2 plongées sont prévues.

 

 

C'est également magnifique, on ne se lassera jamais de tels fonds et le nombre de variétés de poisson est incroyable sans parler des couleurs qui vont du rouge, orange en passant par le bleu, fuchsia, violet.....un feu d'artifice. On ne compte plus le nombre de poisson crapaud, lion, clown, xanclus, nudibranches, hippocampe, bénitiers, oursins diadèmes, étoiles de mer de toutes sortes, seiche, calmars... C'est innombrable.

 

 

 

 

Nous faisons un petit break d'une heure le temps de manger tout près de l'île. Nous pouvons y voir les seuls habitants, des oiseaux genre mouette, pendant que nos moniteurs de plongée et équipage se détendent avec un jeu de dames fait maison.

 

 

 

 

Un quadrillage dessiné au crayon sur une planche, le plateau, des morceaux de caoutchouc de couleurs différentes, les pions.
La deuxième plongée est géniale pour moi car je n'ai jamais fait de plongée en grotte sous-marine. C'est plutôt un grand tunnel qui traverse le rocher qu'une grotte et dès qu'on rentre là dedans il faut allumer le phare car il fait nuit... Et apparaissent alors des multitudes de petits poissons brillants, le sardines run en minuscule, quand on se retourne sur ce ban vers l'ouverture ça fait comme un rideau brillant devant un trou bleu c'est magique, il y en a partout autour de nous, je crois qu'on est dans leur nid !

 

 

 

 

C'est là aussi que par deux fois on verra un serpent rayé noir et blanc qui nage au milieu, ça aussi c'était la première fois.

 

 

Puis des hippocampes pygmées cachés dans une gorgone, absolument impossible à voir si on ne nous les montre pas. Les plongées précédentes ils étaient de belles tailles. Deux plongées extras aujourd'hui, 2 superbes hier, pour cette année on va rester sur une bonne impression, nous ne plongerons plus le reste du voyage.


Au retour nous quittons l'hôtel et nous faisons transporter en moto cette fois, avec les gros sacs sur le dos, plus un petit devant... au centre du village pour trouver un autre logement. Nous en avions repéré un tout près du port où nous devons embarquer demain matin. Ce sont de mignonettes cabanes en bambou en bord de plage. Ici pas de resto, pas de piscine, pas de clim mais c'est vraiment charmant et dans le village.

 

 


Nous passons le reste de l’après-midi ici au coeur du village, les rues sont de sable, les boutiques miniatures et toujours autant de coqs attachés au pied des maisons.

 

 

 

 

Le soir nous découvrons les beaux restau de bord de plage où les cacahouètes encore tièdes fraîchement grillées sont un régal.

 

 

 

Nous adorons notre maison d'un soir et de plus le soleil se couche de notre côté !

 


Publié à 10:32, le 21/05/2016, Malapascua Island
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le beau poisson rose

Mais comment s'appelle ce "beau" poisson rose... Benoit pense que c'est un malabar écrasé ... vous confirmez que non ?

Publié par ktikat à 00:49, 31/05/2016

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Confirmation

On confirme, c'est bien PAS un malabar écrasé, désolé Benoît !
Tu vas aimé : c'est un poisson crapaud, et il marche ! Ils ne sont pas forcément roses, ils peuvent être jaunes, marrons, blancs, mais on en a vu plusieurs fois des comme ça.

Publié par sylvieetpatrick à 04:42, 31/05/2016

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