Trop loin à l'ouest...c'est l'est
Il meurt lentement celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui pas une seule fois dans sa vie, n'a fuit les conseils sensés. Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Martha Medeiros

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Bohol

 

Dans ce pays aux multiples îles, difficile de savoir laquelle sera la plus à notre goût. Il faut pourtant choisir une destination, nous ne pourrons pas les visiter toutes. Après quelques jours en montagne, au frais...surtout le soir, sans doute le seul endroit aux Philippines où les montagnes sont si hautes, nous partons vers les Visayas, archipel réputé pour ses spots de plongée.
De Banaue sur Luzon à Tagbilaran sur Bohol, 20h, tuk-tuk, car, avion, taxi, ferry....on y est !!!

 

 

 

 

Nous logeons dans un hôtel sans charme mais très bien tenu, avec eau chaude, clim et super connexion Internet, au coeur de la ville.

Dès le lendemain nous louons un scooter pour nous balader, l'île n'est pas très grande et les routes bien entretenues. Ici la conduite est à droite, comme en France... mais ça étonne après plus de 4 mois avec conduite à gauche, Patrick a parfois d'anciens réflexes et doit se concentrer pour bien se placer sur la route.
Dans ce type de pays, le scooter c'est vraiment le véhicule parfait. Libre et à l'air, maniable, on va partout, on s'arrête facilement. Nous parcourons des paysages proches de ceux rencontrés dans certains coins de l'Indonésie. Les rizières sont fauchées mais les buffles d'eau sont toujours là.

 

 

 


Au centre de l'île de Bohol, on peut voir une curiosité géologique, “chocolate Hills”, des collines en forme de dôme ou de ballon de même taille, marron à la saison sèche. Il y a plus de 1200 monticules de ce type sur 50km2 et après une petite grimpette par un escalier, on a une belle vision de l'ensemble.

 

 

 

 


Les plats ici sont bons, pas épicés comme en Indonésie où c'était parfois immangeable mais depuis l'Australie, où on se faisait les repas, impossible de manger de simples crudités. Les légumes sont toujours cuits, au mieux on peut avoir du choux cru émincé...c'est déjà ça mais moi je n'en peux plus ! On apprend l'existence d'un restaurant servant de la cuisine française, voire des salades, des escargots... Nous nous précipitons donc à l'éléphant bleu....

 

 

Et là c'est un régal, le cuistot mi-italien mi-suisse nous fait des crevettes flambées à la crème et je peux me régaler d'une magnifique salade VERTE !!!! Le pied !!! Dommage il y avait crème brulée ou mousse au chocolat au menu mais on n'a pas mangé autant et aussi copieux depuis longtemps, on est repu.
Tout comme les indonésiens, voire plus, les philippins sont fans des combats de coqs, on voit des élevages de coqs de combats partout. Attachés par une pâte, ils sont placés à bonne distance entre eux et ont un abri en planche ou en pneus. Partout dans le pays on entend les chants des coqs.

 

 

Le jour J, ils sont bichonés par leur propriétaire qui les caresse, les prenne contre eux, jusqu'à l'heure du combat. Ils sont ensuite équipés d'espèce de couteau recourbé sur un ergot, un poignard. La préparation est longue mais le combat dure généralement quelques secondes, les plumes volent et l'un des deux tombent, quasi foudroyé. Ce type de jeu entraîne des paris très important jusqu'à 200euros de mise, une fortune !


Nous découvrons les maisons simples des habitants des campagnes. Quatre piliers et une natte tressée autour font l'affaire, ici pas besoin de se protéger du froid ni du vent....

 

 

 

Mais quand un typhon se pointe, c'est la catastrophe ! L'ensemble des îles doit se trouver à quelques mètres au dessus du niveau de la mer, un raz de marée et tout le monde est noyé. Sur Alona beach, plage ultra touristique, les constructions ont quasi les pieds dans l'eau. D'ailleurs à marée haute il n'y a plus de plage, seule la mer turquoise à 30degré.

 

 

Le soir, à marée basse, la plage de sable blanc apparaît et tous les restaurants y installent leur terrasse. Là on peut se délecter de grillades de poissons, de viandes, de légumes, les pieds dans le sable en regardant les bâteaux, un coin de paradis.

 

 

 

 

 


Les Philippines est un pays catholique avec des pratiques extrêmes de flagellation et de crucifixion à la période de Pâques.... Mais heureusement, le mois de mai est le mois de Marie, c'est plus cool. Nous tombons par hasard sur une cérémonie donnée tous les soirs, pour elle. Des enfants la plupart habillés de blanc, certains portant des ailes d'ange viennent amener des fleurs à l'autel.

 

 

 

Les églises sont souvent vieillottes, abîmées aussi par le climat humide et parfois endommagées par les tremblements de terre. Contrairement à chez nous, les églises ne sont pas fraîches car il n'y a souvent pas de vitres aux fenêtres, parfois pas de portes, la chaleur entre, il y a donc des ventilateurs pour rafraîchir les fidèles.

 

 

 

 

 


Ce pays à été colonisé par les espagnols au XVIeme siècle et il en reste encore des traces : la religion, certains mots écrits “panaderia” pour boulangerie, “basura” pour poubelle alors que leur langue ne ressemble pas du tout à de l'espagnol. Les noms de ville aussi, “Sévilla” “Carmen“        ”puerto princesa” ont parfois des consonnances bien hispaniques. Sur notre route nous croisons une sculpture qui a une importance dans l'histoire des Philippines, le pacte de sang signé par le conquistador, Miguel Lopez de Legazpi et le chef Rajah Sikatuna en 1565 pour engager une entente pacifiste entre espagnols et autochtones.

 

 


L'île c'est aussi les rivières, des rivières émeraudes où se baignent les enfants, lavent les adultes comme toujours.

 

 

 

Depuis peu un pont en bambou à été construit tout simplement comme attraction touristique.... Et ça marche ! Quantité de touristes, en particulier beaucoup de Philippins font la traversée aller-retour juste pour le fun... Comme nous ! C'est marrant, rien de très impressionnant, branlant évidemment puisque c'est un pont suspendu, la voie de circulation est en bambou tressé.

 

 


Nous avons eu aussi la bonne idée de nous prendre un petit tour en bateau restaurant. Ça nous paraissait bien touristique, peut-être surfait, mais ça nous tentait, même le lonely en parlait. Nous avons eu la chance d'arriver après le rush de midi je pense et en fait c'était super ! Pour 10euros chacun on avait un magnifique buffet à disposition, pas épicé du tout et très bon, de la musique live en fond, une “croisière” sur une superbe rivière et même des danses traditionnelles données par des enfants. Dont une qui consiste à sauter, danser entre des bambous tenus aux extrémités par deux personnes qui les frappent entre eux au rythme de la musique, impressionnant !

 

 

 

 

 

Tout au long du trajet, les enfants et ados font leurs démonstrations d'accrobatie dans l'eau depuis les hautes branches des arbres, nagent et s'accrochent au bâteau... Autre spectacle !

 

 

 


Nous sommes également dans la région des tarsiers, ce sont de très petits primates malheureusement en voie d'extinction. Carlito Pizarras a monté un sanctuaire il y a 19 ans afin de les protéger des prédateurs, surtout les chats et des humains avec la mise en cage et la déforestation. Ces animaux sont très étonnants, c'est génial de les voir là, accrochés à leur branche comme des koalas, immobiles. Ils sont gros comme un poing, leur tête tourne à 180 degrésde chaque côtés , ils ont des doigts de grenouille, des oreilles de chauve-souris, des yeux de goloum, la couleur bleue en moins et des pattes de sauterelle !

 

 

Malgré leur très petite taille, ils sont capables de sauter à 5m grâce à leur tarse, (d'où leur nom) os du pied aussi long qu'un tibia.

 

 

Leurs yeux semblent exorbités car ils sont très gros par rapport à leur tête. Un seul orbite est aussi gros que son cerveau.

 

 

Cette spécificité leur permet de repérer facilement leurs proies la nuit car ils sont nocturnes. Grâce à leurs oreilles mobiles et surtout leur hyperacousie pour des mammifères, ils peuvent repérer facilement le bruit des insectes ou petits vertébrés dont ils se nourissent car les tarsiers sont carnivores.
Autre spécificité, ils ne vivent pas en captivité. En partie du fait du stress causé par le bruit et la lumière trop intense autour d'eux, ils ne peuvent supporter ses agressions permanentes et sont malades voire se suicident, chose rare chez les animaux. Mais ici pas de captivité, ils sont libres dans leurs arbres et tous les matins les gens du parc doivent les trouver, dans un périmètre jamais très lointain, pour pouvoir nous les montrer. Nous en avons vu plusieurs, parfois très proche, à une longueur de bras, mais évidemment interdiction de parler, de les toucher ni prendre des photos au flash.

 

 

 

J'ai essayé de mettre ma main auprès de l’un d'eux pour se rendre compte de la taille, mais ce n'est pas flagrant comme ça.

 

 

Bref on a adoré les voir et c'est par nos visites que le sanctuaire continu à vivre, car il ne faut pas compter sur les autorités. Au revoir les tarsiers.

 

 


Nous avons bien parcouru l'île de Bohol et vu quantité de belles choses aussi bien des constructions humaines, des paysage et ces fameux tarsiers. Nous devons choisir une autre destination, un départ en ferry vers une autre île, cette fois pour voir des requins baleines. Mais notre envie est mitigée, le lieu vers où nous nous dirigeons nous assure de voir ces beaux monstres, près du bord en snorkelling, mais tout simplement parce qu'ils sont nourris ! Ils ne sont donc plus vraiment sauvages même si pas encagés, mais ne migrent plus pour se nourrir ce qui permettait aussi la reproduction..... Donc problème, que devient une espèce qui ne se reproduit plus ? Voilà donc notre dilemme, entre curiosité de les approcher et terreur de les voir disparaître. En même temps ce ne sont “que” ces individus là qui sont sédentaires, des tas d'autres dans d'autres régions poursuivent leur vie ordinaire de requin baleine migrateur.... J'ose espérer !


Publié à 09:36, le 12/05/2016, Tagbilaran City
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