Trop loin à l'ouest...c'est l'est
Il meurt lentement celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui pas une seule fois dans sa vie, n'a fuit les conseils sensés. Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Martha Medeiros

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Les rizières de Banaue

 

Manille, pas vraiment l'endroit rêvé pour moi mais c'est la capitale des Philippines, on ne peut pas y échapper. J'avais redouté New Delhi quand on été partis au Ladakh, c'était un peu la même chose pour cette ville. La misère, la saleté, la prostitution sans compter la criminalité, ça ne me disait vraiment rien. Nous choisissons un hôtel moderne dans le quartier des affaires et n'en bougerons que de quelques rues autour pour nous rendre dans une agence de voyage, un grand magasin surveillé aux quatre coins, pour acheter le lonely planet, voir un film au cinéma. Ici chaque séance est précédée de l'hymne national, avant les publicités commerciales, une sorte de publicité patriotique passe mettant en scène militaires et lever de drapeau, finissant par l'hymne de la nation, évidemment tout le monde se lève et chante....excepté nous !
Nous ne verrons rien de Manille c'est vrai, à part deux avenues, les jeepneys et ce fameux grand magasin, beaucoup trop stylé et chic quand on connait le niveau de vie du reste de la population. Les quelques déplacements en taxi nous donne un aperçu suffisant du reste de la ville, on n'a pas envie d'en savoir plus.

 

 

 


Notre hôtel très correct comporte un restaurant accolé qui nous permet aussi de prendre nos repas tout près. C'est là qu'on voit défiler le matin au petit déjeuner, un paquet de vieux monsieur blanc, seul, accompagné d'une jeune fille Philippines, c'est beau la mixité raciale inter-générationnelle !
Les Philippines sont une succession d'îles, chaque île porte un nom et plusieurs îles côte à côte forment des archipels. Nous avons l'intention de visiter l'archipel des Visayas, en particulier pour la plongée et l'île de Luzon où se trouve des rizières millénaires.

 

 


Apprenant que Virginie et Daniel arrivent à Manille pour prendre un bus de nuit pour le nord de l'île de Luzon, nous nous arrangeons pour y être aussi..... Et comme il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas... nous avons des places à côté dans le même car !!! Ils ont beaucoup de chance car des français arrivés plusieurs heures avant eux ont eu des billets pour un car plus tard dans la soirée. Arrivés au dernier moment, ils ont des places de passagers s'étant désistés dans le premier car en partance.
Le trajet dure 10heures de nuit dans des conditions correctes avec arrêts, bien que le chauffeur soit pour le moins fan du freinage de dernier moment et du dépassement dans les virages !

Nous arrivons entiers à Banaue, petite ville calée dans les rizières à flanc de montagnes. La rue principale est étroite, la place bondée de tuk-tuk et de jeepneys tentant de se croiser une pollution et un monde pas possible à notre arrivée.

 

 

 

 

Au sol, des tâches rouge... de sang ? attirent mon attention, il y en a partout par terre, parfois mêlées aux eaux d'écoulement, sur les escaliers.... Nous comprendrons ensuite que les petits paquets en vente un peu partout sont en fait du “tabac” à mâcher, type coca en Amérique du Sud utilisé par homme femme et enfant.

 


 

Le savant mélange, feuille de je ne sais quoi, fruit, tabac sèché et poudre de coquille d'escargot mastiqué pendant un moment forme une pâte rougeâtre recrachée ensuite en jet par terre ! Tout comme la coca, cette mixture à des propriétés défatigante, désassoiffante et nutritive paraît-il entraînant également, outre une bouche et des lèvres rougeâtres en permanence, de beaux dégâts sur l'émail des dents.


Contrairement à nous, Virginie et Daniel ont dû planifier leur court voyage et repartent tout de suite en tuk-tuk pour se rendre aux différents points de vue sur les rizières et poursuivre le voyage. Nous les suivons aux points de vue pour rester un peu ensemble. Il est encore tôt et nous avons largement le temps de réfléchir à la suite plus tard. Les rizières sont superbes, le tuk-tuk inconfortable et assis dedans on ne voit rien, mais nous nous arrêtons fréquemment.

 

 


Le paysage est magnifique, les rizières en terrasses de Banaue sont vieilles de 2 000 ans et construites sur les montagnes Ifugao par les ancêtres de l'ethnie Batad. Elles sont souvent appelées “la huitième merveille du monde”. Elles sont situées à environ 1 500 m au-dessus du niveau de la mer et recouvrent 10 360 km2. Elles sont à ce titre inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

 

 

Les locaux, cassés par une vie au champs ou dans les rizières pausent là en habits traditionnels pour quelques pesos. Plusieurs fois nous avons vu des personnes âgées se déplacer totalement pliées en deux, la tête au niveau du bassin, c'est incroyable.

 

 

Les chapeaux sont ornés de plumes de coq, ils en sont très fiers.

 

 

 

Ce sont les élections présidentielles, nous avons vu des candidats sur les affiches, avec ce même vêtement traditionnel, le parti “chasse pêche et traditions” quoi !


Nous retournons ensuite à Banaue pour organiser les jours prochains. Nous choisissons de faire un trek de 3 jours dans les villages alentour et les rizières avec un guide. Un couple de français rencontré à Manille nous accompagne, ils sont sympas et ça partage un peu les frais. Il y a donc 3 jours de marche à travers la montagne et les rizières. Il fait très chaud et le dénivelé est parfois important, nous montons une belle montagne pour atteindre un superbe panorama. Au loin, notre première étape, encore plus loin, des sommets d’un camaïeu de bleu gris superbe.

 

 

 

 

 


Nous ne cessons de monter et descendre et régulièrement rencontrons des gens dans les champs, pieds nus dans les rizières mais aussi dans la forêt.

 

 

 

 

Les cultures de gingembre par exemple se travaillent éventuellement dans les pentes raides, le travail de défrichage à la main, sans chaussure et sans gant paraît impossible.


Pour nous, régulièrement, une rivière au fond des vallées, une cascade, la récompense. Souvent déjà bien investie par les enfants qui se baignent et se lavent, sautent de rocher en rocher sous la surveillance d'aucun adulte

 

 

 

 

un sac de toile rempli de bouteille en plastique vide, ça fait une bouée !

 

 

Au pied d'une superbe cascade, des baraquements se sont installés, avec la chaleur accablante et les efforts de la marche, un ananas sucré juste découpé, une noix de coco fraîche font évidemment le plus grand bonheur des touristes.

 

 

 

 


Le programme comporte des arrêts dans des villages le soir pour dormir, le premier c'est Camboulo, nous prenons un peu le temps d'en faire le tour.

 

 

 

Comme toujours beaucoup de poules et chiens en liberté (qui nous réveillent à l'aube), des baraques, des gens qui bossent et les enfants qui aiment qu'on leur prennent des photos...

 

 

 

 

 

Sitôt la pause terminée, ils se précipitent sur l'appareil pour voir le résultat.

 

Le soir nous assistons à un petit spectacle organisé en notre honneur, les enfants chantent en différentes langues, dont le français. Puis nous font une démonstration de danse traditionnelle. Nous avons eu droit à “frère Jacques”, “une souris verte”, “alouette”, mais à la fin c'est à nous de chanter... A court d'idées, nous improvisons un “petit papa noël”... de saison !!
Le lendemain matin c'est reparti pour Batad, contre toute attente nos muscles ne nous font pas souffrir, 7h de marche dans des conditions de chaleur difficile et un bon dénivelé, on pouvait s'y attendre. Aujourd'hui encore les pentes sont raides et les escaliers entre les terrasses sont souvent abrupts, personnes sujettent au vertige s'abstenir !

 

 

 

 

Vous voyez le haut des terrasses à gauche, c'est de là qu'on arrive, et vous devinez le trou derrière les toits au milieu à droite, c'est là qu'on est descendu....

 

 

Et remonté forcément ! 856 marches irrégulières et hautes pour la plupart, une abbération pour une population d'aussi petite taille. L'environnement est toujours aussi magnifique.

 

 

 

Nous passons notre deuxième et dernière nuit à Batad dans une guesthouse en haut des rizières et à la décoration bien particulière

 

 

 

 


Le dernier jour de marche vers le dernier village, Bangaan est bien plus léger. Nous marchons un peu mais le dénivelé est moindre et nous finissons par une heure de jeepney sur le toit puisque ça se fait !!

 

 

 

 


 


Publié à 17:33, le 8/05/2016, Banaue
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