Trop loin à l'ouest...c'est l'est
Il meurt lentement celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui pas une seule fois dans sa vie, n'a fuit les conseils sensés. Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Martha Medeiros

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Les glaciers

 

Hé bien non il ne fait pas beau, il bruine même !

Cette fois pas de petit abri pour le café...il faut absolument attendre que ça se calme un peu, de plus c'est bourré de moustiques et de “sandflies” qui sont de très petits insectes volants et piquants, les draculas de la côte ouest disent les kiwis ! Hier soir on a fait la chasse avant de se coucher, il en restait peu qu'on écrabouillait à mesure et ce matin il y a des dizaines de moustiques dans l'habitacle... Par où sont-ils entrés ? Les aérations je pense !! Incroyablement, on ne s'est pas fait piquer par les moustiques mais on reconnaît bien les piqûres des sandflies de la veille, douloureuses et pour plusieurs jours.
Là vraiment ras le bol de ce temps, de ces moustiques, on ne peut pas sortir, on ne voit rien ! A quoi ça sert d'être ici ?

Heureusement qu'on n'a pas fait le déplacement que pour la Nouvelle-Zélande.
On finit par pouvoir boire notre café lors d'une accalmie qui ne dure pas, pour les glaciers, ça risque d'être dur de les voir. Il pleut ok mais le pire c'est que ce n'est pas clair, le plafond est toujours très bas, les nuages sont parfois à 100m au dessus de nos têtes, alors les montagnes à 2000 forcément, on ne risque pas de les voir ! Il y a toujours une espèce de grisaille qui nous bouche la visibilité, Le relief et les couleurs n'en parlons pas. Il faut dire que quand la pluie s'arrête ce n'est pas pour ça qu'il fait beau, c'est la même chose, sans pluie ! J'exagère à peine, on a eu des périodes de vrai beau, il peut faire bien beau quelques heures dans une journée pluvieuse, on ne sait jamais combien de temps ça va durer. Pour le moment on a eu 2 jours de beau temps complet sur 15 jours, c'est peu il faut bien le dire ! Et en camping nature c'est encore plus rageant.
On part pour les glaciers Fox et Franz Joseph malgré la pluie, on ne va pas rester enfermé là toute la journée. Nous avons une quinzaine de kilomètres à faire avant d'y arriver, le temps semble se stabiliser au gris sans pluie. A Fox nous faisons le plein d'essence car ensuite, nous sommes prévenus, il y aura 120 km sans aucune station service, sans village, quasi aucune habitation d'ailleurs.


Depuis le parking du glacier, il y a une petite heure de marche. Ce n'est pas ensoleillé mais assez clair pour qu'on puisse bien voir le glacier de loin. Sur le chemin, on rencontre un perroquet endémique de la Nouvelle-Zélande,”le nestor kéa”, oiseau qui serait le plus intelligent au monde

 

 

puis la rivière bouillonnante, des cascades.

 

 

 

 

A certains endroits, le sol est jonché de rochers superbes recouverts d'un lichen vert et orange, mes couleurs, j'adore.

 

 

 


On apprend qu'en quelques années le glacier a énormément reculé, c'est assez incroyable entre 2008 et 2012 ça n'a plus rien à voir.

 

De près Le glacier Franz Joseph est chouette, très bleu, on a la chance d'avoir une tâche de ciel bleu juste au dessus de lui... mais après le Perito Moreno, le roi des glaciers, je crois que malheureusement plus aucun glacier ne nous impressionnera.

 

 

 

 


Ce glacier s'est nommé, Victoria, puis Franz Joseph mais les Maoris le nomme Ka Roimata o Hinehukatere ('Les larmes de Hinehukatere”) en raison d'une belle histoire d'amour terminée en désastre : le glacier n'étant en fait que les larmes gelées (par les dieux) d'une demoiselle pleurant la mort de son amoureux...


Nous rencontrons des français du sud qui comme nous n'en peuvent plus du temps, le gars finit par déprimer, ses vacances au bout du monde sont gâchées. Ils nous disent qu'ils ont rencontré des gens leur disant que c'est un été exceptionnellement pluvieux... Peut être mais la végétation, les fougères, la mousse sur les arbres, les fjords ne sont pas arrivés la semaine dernière quand même !

 

 

 

Les gens en camping viennent en vacances au bord de la mer, en plein été avec le parapluie et les bottes en caoutchouc, c'est un signe non ?
Pour les gens ici c'est amusant, une fois qu'il s'arrête de pleuvoir c'est comme si il ne s'était rien passé, comme s'il n'avait pas plu ni qu'il risquait de re-pleuvoir dans 15 minutes. Ils sortent en tongs et shorts, mangent dehors, les enfants sautent sur les trampolines, se baignent, font du vélo... alors qu'il fait toujours moche et qu'on ne sait pas si ça va durer !


Le deuxième glacier n'est pas terrible car il a lui aussi énormément reculé depuis des années, donc est assez “petit”, de la terre et des pierres sont tombés, réduisant considérablement la bleutée et surtout la lumière a disparu, voyez vous même.

 

 

 


Nous partons dans l'après-midi vers le sud, vers Wanaka. La route est toujours belle, le paysage et le temps sont très changeants. Nous sommes soit dans des plaines vertes, en bord de mer, soit entre des montagnes élevées recouvertes d'arbres très serrés. En tous cas il n'y a personne, ni sur la route, ni aux abords. Ce n'est quasi pas habité, 20% seulement de la population vit dans l'île du Sud. Ce serait sans doute très beau au soleil, on ne peut que l'imaginer. Toujours pas de montagne enneigée, normalement on devrait en voir autour de nous depuis au moins 2 jours mais non, aucune.
Ici les routes ont deux particularités. D'abord Les passages à niveau n'existent quasiment pas, il y a une signalisation sur la route indiquant qu'un train peut passer, il faut donc s'arrêter et verifier mais il n'y a la plupart du temps ni feu, ni barrières. Ensuite, les ponts sont quasi toujours à une seule voie, un côté est toujours prioritaire, signalé par un panneau mais sans feu, il faut regarder s'il y a quelqu'un et passer ou laisser passer. Le petit nombre de voitures le permet.

 

 



Et comble du comble nous avons utilisé un pont, à une voie bien sûr qui faisait passer les voitures dans les deux sens mais aussi les trains dans les deux sens ! C'était une seule voie pour voitures et trains, il faut donc juste être très attentif, je vous dis qu'on n'a pas traîné sur cette voie. Il nous faut bien quelques évènements palpitants !
Vers la fin de l'après-midi, presque arrivés à notre destination, on finit par apercevoir une vraie montagne ! On n'y croyait plus, elles y sont vraiment ! Elle est assez loin, peu enneigée mais on est content quand même.

 

 

Puis plus loin, en face de notre camping, une autre, cette fois ci grande, très belle et enneigée, avec quelques nuages mais tant pis, c'est le mont Hooker.

 

 

 

 

On la voit bien, peut-on espérer du soleil demain et une bonne visibilité pour mieux l'apprécier ?
La réponse est non ! Brouillard au réveil, il a plu dans la nuit, ç'en est déjà fini pour nous de Hooker. Cette fois le plafond n'est plus à 100m au dessus de nous, on est dans le plafond !

 

 


Publié à 13:27, le 20/01/2016, Franz Josef Glacier
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