Trop loin à l'ouest...c'est l'est
Il meurt lentement celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui pas une seule fois dans sa vie, n'a fuit les conseils sensés. Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux. Martha Medeiros

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Bangkok, dernière étape.


Nous arrivons en fin de matinée à la gare de Bangkok, 3ème et dernier passage, cette fois pour y rester.

 

 

 

Notre hôtel n'est pas trop loin de la gare, du métro, de chinatown c'est assez bien desservi mais le quartier n'est pas des plus charmant. Depuis nous en avons traversé d'autres plus ou moins proches, pas terribles non plus ! Il y a beaucoup de travaux, des bâtiments fermés ou en décrépitude, l'architecture de la ville... y'en a pas ! On dirait qu'aucun archi n'a jamais mis son nez dans les plans, rien n'a été pensé, c'est totalement anarchique. Contrairement à certaines villes où l'ancien et le neuf se marient bien, ici c'est l'inverse. Tous ça, le vieux décrépi et le neuf de mauvais goût et à l'économie forment un ensemble totalement... Pourri !

 

 

 

 

Évidemment je ne parle pas des quartiers business ou commerciaux qui sont tous modernes un peu pareil.
En revenant d'un petit tour le premier soir, à quelques centaines de mètres de notre hôtel, nous voyons des habitations sur pilotis, en bois et tôle de guingoi près d'un canal.

 

 

Tout à coup on voit une assez grosse tête se balader au dessus de l'eau... Un beau rat me dis-je... Rien d'étonnant... Mais à mieux regarder... non c'était un varan... Un truc monstrueux quand on a pu le voir en entier.

 

 

En fait ils vivent sous les habitations sur pilotis, et les gens juste au dessus !

 

 

 

Je dis ils car on en a vu au moins 7... Les uns après les autres ils sortaient d'une rive et traversaient, sans mentir ils pouvaient faire 2m, c'est pas des varans ce sont des crocodiles !


Une des visites phare de Bangkok est le Wat Pho qui contient le plus grand bouddha couché de toute la Thaïlande, le plus ancien. 43m de long, 15m de haut, couvert de feuilles d'or. Cette statue est située dans un vaste ensemble de beaux bâtiments au toit pointu, galeries, cours avec des dizaines de stuppas couverts de carreaux de céramique colorée.

 

 

 

 

 

 


Bangkok est une ville de canaux, qui a été nommée la Venise de l'Asie, c'est pour cela que pendant des décennies il existait des marchés flottants, très pratique et facile pour les marchands et pour les acheteurs qui n'avaient pas à se déplacer. Ces canaux sont toujours utilisés mais plutôt pour le transport de voyageur, les marchés sont plus rares ou folkloriques. Nous décidons d'aller malgré tout en voir un réputé plus authentique que d'autres....
Le marché de Talin Chan a lieu le week-end et est une sortie très prisée des Bangko...kois ? kais ? kiens ?

Bon, du moins il y a beaucoup de monde mais dès gens d'ici. Nous arrivons face à une entrée décorée de drapeaux au dessus d'un porche en bois.

 

 

L'allée principale est bordée de tas de boutiques de nourriture, de plantes et des cosmétiques à base de produits naturels.

 

 

 

 

 

On se sent tout de suite comme chez nous en France devant les stands des marchés artisanaux.

C'est la sortie du week-end mais ce n'est pas la boîte à touristes ! Plus loin nous arrivons devant les canaux. Certains s'amusent à nourrir les carpes ou autre bestioles à écailles qui bientôt ne nagent plus mais marchent, tellement il y en a à certains endroits. Ils sont monstrueusement nombreux ces poissons, parfois en surface, Ils sortent entiers de l'eau.

 

 

 


Au dessus des canaux sont installés à demeure des barges en bois avec des restaurants, autour se tiennent les barques. Ce qui est magnifique ce sont toutes ces petites barques qui vendent des produits alimentaires, préparent les plats que vous avez commandé au restau juste au dessus.

 

 

 

 

 

C'est vraiment très chouette et tout à fait authentique, poisson et langoustines grillés ont eu notre préférence.

 

 

On est vraiment ravi de notre choix de marché car il y a en plusieurs, de tout et n'importe quoi paraît-il, parfois ça s'apparente plus à un grand supermarché du tourisme sans aucun thaï, avec plus de babioles et t-shirt sans intérêt qu’un véritable marché.

Il est possible de louer les services d'un bâteau long tail à prix fixe pour faire le tour du canal, l'intérêt est de le prendre à plusieurs afin de diviser la facture. Nous avons donc partager le bateau avec 4 thaïlandais ce qui nous est revenu à 4euros par personne. Cette expérience est superbe également, on voit les canaux de l'intérieur cette fois et les multitudes d'habitation de tous styles. Les gens vivent là, sur les klongs, à l'ancienne avec de vrais vendeurs en bateau qui peuvent venir ravitailler jusque devant la maison.

 

 

 

 

 

 

 

Nous visitons “la maison des artistes”, un endroit vraiment très agréable ouvert à tous et berceau d'un ensemble d'artistes de tous horizons.  La décoration est parfaitement à notre goût, plancher, plantes vertes suspendues, volets à persiennes, mobilier en bois. On y trouve une exposition de tableaux, dessins, photos, objets divers et superbes marionnettes.

 

 

 

 

 

 

C'est un lieu complètement ouvert sur le canal, serein, où on peut s'arrêter pour peindre, créer mais aussi pour boire un verre, manger. Tout le quartier est vraiment agréable avec ses petits passages étroits, ponts et passerelles, on se croirait retourné dans le passé.


Bangkok ce ne sont pas que les klongs, il y aussi le quartier des affaires et d'autres très commerciaux avec boutiques de toutes sortes sur la rue kaosan par exemple ou le grand magasin de 6 étages MBK.

 

 

 

Même Ronald Mac Donald nous salue en Thaïlandais “sawatdi khrap” ! Les mains jointes ce n'est pas du folklore, on le voit souvent si ce n'est systématiquement pour saluer et remercier.

 

 


Depuis longtemps, bien conseillée par Céline qui était venue à Bangkok il y a quelques années, nous nous sommes inscrits à une journée guidée de Bangkok. Accompagnés de nos guides Maï et Ploï nous avons passé une super journée avec 2 familles de hollandais à visiter différents coins de la ville. Nous avons débuté notre tour par le quartier Chinatown, des ruelles très étroites, beaucoup de marchés couverts aux odeurs bien présentes, de tas de ferraille et moteur de camion... (Ils s'en servent pour les bateaux sur les klongs). Un dédale incroyable où il est parfois difficile de circuler, car nous sommes à vélo !

 

 

 

 

 

 


Après un long moment dans ce vaste quartier avec visite d’un temple bouddhiste chinois, nous avons pris un train pour nous éloigner du centre ville. Sur le trajet, lors des brefs arrêts, des marchands montent et descendent illico, voire même vendent depuis les rails !

 

 

 

45 minutes plus tard, nous nous trouvons dans le quartier plutôt musulman, plus calme, où l'on trouve beaucoup de champs de riz, plantation de bananes...C'est assez incroyable de se dire qu'on est à Bangkok alors qu'on est en pleine campagne.

 

 

 

 

Pour la majeure partie de notre parcours, nous roulons le long de canaux. Un sentier en béton les longe la plupart du temps, souvent avec de l'eau à droite, et à gauche. Attention, le passage est étroit et la plupart du temps il n'y a pas de garde corps et évidemment on ne passe pas à 2 de front... Ce qui pourtant arrive régulièrement ! Ces sentiers sont beaucoup utilisés notamment par les scooters.

 

 

 


Nous nous arrêtons plusieurs fois et notamment pour le repas de midi, dans un restau au milieu d'un vaste territoire vert, rempli de bambous et de nénuphars.

 

 

C'est en partie en sky-train, métro aérien, et en bâteau que nous faisons un bout de chemin de retour, avec nos vélos toujours ! Prendre le métro ou le skytrain ça veut dire, monter et descendre les escalators avec notre vélo, il faut connaître la technique.

 

 

 

Notre dernière étape se situe beaucoup plus en ville, au loin on peut voir les gratte-ciel.

 

 

Nous faisons une ultime visite dans un temple bouddhiste thaïlandais, où Nous nous faisons bénir par un moine. Patrick tout à coup illuminé s'est mis à prier pour nous en brûlant de l'encens... C'est inquiétant !

 

 


Nous apprenons que l'on peut s'engager pour être apprenti moine seulement pour 1jour, 2jours, 3jours jusqu'à plusieurs mois, ça casse le mythe.

Un dernier mot
Pour finir, on aimerait dire qu'on a été très très heureux pendant ces 316 jours de voyage que j'esperais en secret depuis longtemps. Rien n'a manqué à notre bonheur de voyager, les gens, les paysages, le dépaysement permanent, un pur bonheur sans ombre au tableau, un rêve.
Ça a été un plaisir de vous faire partager cette expérience alors que nous ne pensions pas que cela puisse tellement intéresser, à part nous ! On vous remercie de votre présence, de votre assiduité pour certains qu'on ne nommera pas, grâce à vous nous avons pris le temps de tout écrire, illustrer, ce qui pourra ainsi aider notre mémoire et rafraîchir nos coeurs des moments vécus.


Pour les inconditionnels, photos inédites des premiers jours à Rio de Janeiro et une des dernières sur l'île Kotao, au sud de la Thaïlande.

 

 

 

 

 



Publié à 05:22, le 12/07/2016, Bangkok
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Ayutthaya

 

Nous partons de Koh Tao à 15h, bien le temps de profiter encore de cette dernière petite journée ici dont un dernier repas sur le port.

 

 

Nous avons plusieurs heures de voyage pour arriver à Ayutthaya, d'abord 1h30 de bateau puis 1h de car jusqu'à la gare de Chumphon, quelques heures d'attente et une nuit de train. Les gens sont plutôt petits ici... ou les cars sont très grands !

 

 


La station de train de Chumphon est charmante, à l'ancienne avec cloche agitée à chaque arrivée et départ de train.

 

 

 

Comme toujours nous trouvons un marché de nuit avec soupe, pad thaï et brochettes de tous abats, Patrick choisit brochettes de croupions et peau de poulet... super diet !

 

 

A 21h30 nous montons dans notre train couchette,

 

 

on passe une bonne nuit et arrivé à 6h45 à Bangkok on peut acheter un billet pour Ayutthaya, départ 7h. Des habitations et commerces se sont développées contre la voie ferrée aux abords de la gare de Bangkok, bonjour les conditions de vie.

 

 

 

 


En arrivant à Ayutthaya nous nous précipitons dans le premier bouiboui venu pour prendre un petit déjeuner, d'ailleurs très bon. Notre serveur est un ladyboy, que la patronne nous présente comme tel juste après son départ... On avait deviné au rouge à lèvres !
Un phénomène existe ici, dont on n'a pas encore parlé, ce sont les “ladies boys” des garçon-fille. Ils sont vendeurs, serveurs, basketteurs (on a vu un gars maquillé lors d'un match à la tv) sans doute comptable ou n'importe quel autre boulot, parfaitement acceptés et totalement visibles. Ce sont des hommes effeminés, ils sont homme biologiquement mais pas psychologiquement. Ils s'habillent comme des filles, se coiffent, se maquillent et parfois sont très maniérés. L'autre fois ce n'est qu'à 3m que nous avons constaté que la jeune fille en short et décolleté (rare ici d'ailleurs, ça aurait dû nous interpeller), qui arrivait face à nous était un garçon. Ils sont assez nombreux, personne ne les raillent, il n'y a apparemment pas de ségrégation à leur encontre, le troisième sexe existe ici sans aucun problème. Ceux que l'on repère sont évidemment bien repérables mais beaucoup ressemblent vraiment à des filles. Voyez cette nouvelle jeune fille, née garçon qui participe à une émission de tv.

 

https://www.youtube.com/watch?v=epqpGFv_maE

 

Un européen vivant ici depuis 30 ans nous disait que les thaïlandais sont très pudiques dehors (pas de tenue courte par exemple, pas de signes d'affection en public, ni d'énervement, pas de publicité aguicheuse) mais très débridés à l'intérieur, libérés disons mais dans l'intimité.


Pour rejoindre notre hôtel nous devons d'abord aller vers un petit embarcadère, très petit, pour atteindre l'autre rive car le quartier où nous logeons est entouré d'un canal.

 

 

 

Ayutthaya, à 150km de Bangkok au nord est a été jadis la capitale de la Thaïlande. La vieille ville, sur une sorte d'île  est assez jolie car parcourue de canaux et de parcs au milieu desquels trônent une multitude de temples.

 

 

 

 

C'est pour eux que nous nous sommes déplacés, il y en a une petite dizaine dont 6 vraiment intéressants. Le premier jour nous visitons les plus proches à pieds.
Ce sont des temples anciens, bien amochés par le temps et les guerres mais encore très beaux. On aime beaucoup le style pierres rouges, à leurs heures de gloire, les temples étaient recouverts d'enduit blanc dont on peut constater parfois quelques restes. Selon les temples on peut voir des détails comme des peintures, des bas-reliefs. Les statues encore complètes ont été reconstituées car la plupart des originales sont tombées, décapitées. Il y a de petits stuppas un peu partout en ville même pas indiqué sur la carte mais toujours “en activité” étant donné les offrandes.

 

 

 

 


Les gros temples sont tous construits sur un espace rectangulaire, à l'intérieur de murs de remparts et des stupas les entourent. Souvent une maquette nous montre l'ensemble dans sa forme originale, ça devait être grandiose.
Notre premier temple, le Wat Maha That comprend des stuppas bien-sûr, une statue entière et surtout une belle tête de bouddha complètement intégrée à des racines.

 

 

 

 


Le deuxième, le Wat Ratchaburana est chouette aussi avec des bas-reliefs, des hauts-reliefs très rares et des anciennes peinture très peu visibles dans une crypte.

 

 

 

 

 


Dans un autre temple encore, un Bouddha couché...

 

 

Beaucoup beaucoup de casier à donation, voire un coffre-fort, l'argent et la foi sont intimement liés ! On peut coller des feuilles d'or sur le visage et le corps de certains bouddhas, pour une offrande, un voeu je suppose. Au final ça donne un bel effet selon la lumière.

 

 

 

Un bouddha en cristal de roche attire notre attention.

 

 

 


Tout proche, un monument incompréhensible pour nous et d'un kitsch sans égal qu'on a baptisé nous mêmes “le temple des coqs morts au combat” pour y trouver un sens !

 

 

 


Le lendemain nous prenons des vélos, le temps est mitigé toute la journée mais nous réussissons à passer entre les gouttes. C'est tout plat, pas de problème, sauf que je me suis fait couper la route par un éléphant ! Il y a la possibilité de faire des balades à dos d'éléphants, mais c'est différent de ce qu'on a fait. Ici ce n'est pas à cru mais sur un palanquin et pas dans la forêt mais en ville, les mahouts les douchent au karsher, pour les éléphants c'est bien moins fun que dans la rivière !

 

 

 


Le Wat Chaiwatthanaram est superbe car de nombreuses constructions sont restés debout, après restauration sans doute. Les statues ont été refaites et le tout fait un bel ensemble. Au quatre coins de l'enceinte centrale, deux bouddhas encadrés de bois.

 

 

 

 

 


Le Wat Phra Si Samphet, beau temple avec un alignement de trois stupas centraux.

 

 

 

Accolé, le Wat Phra Mongkhon Bophit un temple ancien mais plus récent que les autres et quasi totalement reconstruit, fini en 1975, plutôt version moderne, doré et rouge. A l'intérieur, un Bouddha doré de 18m de haut, devant les fidèles, assis, les mains jointes en prière, la plante des pieds à l'opposé du bouddha.

 

 

 

Certains  cherchent à connaître leur avenir, il faut remuer un bocal rempli de bâtonnets numérotés jusqu'à ce qu'il en tombe un, regarder le numéro et se reporter au casier qui y correspond. Là on peut lire la “prophétie” sur de petits papiers à emporter.

 

 


J'ai essayé, incitée par un autochtone... Mais je n'ai rien compris à la prophétie... En thaïlandais !


Le dernier temple est magnifique et vraiment énorme. D'abord, un long bouddha blanc couché ceint d'une étole dorée. Un temple en bois contenant évidemment... Un bouddha ! Plusieurs statues blanches devant un joli jardin de buisson et un très très haut stuppa dans lequel on peut pénétrer par des escaliers plus que raides. En haut une pièce ronde et des bouddhas installés tout autour.

 

 

 

 

 


Globalement c'est beau mais sur les nouveaux temples leur mauvais goût est parfois désarmant de laideur.

 

 


Les temples c'est aussi le refuge des animaux, il y a souvent beaucoup de chiens, des chats qui n'enlèvent rien à l'esthétisme de l'ensemble et de nombreux écureuils, friands de noix de coco fraîches.

 

 

 

 


Le soir au marché de nuit on a encore le choix entre sauterelles, larves, crapaud entier bouilli... Ça, ça dégoûte. Mais il y a tout un tas de choses incroyables, brochettes de toutes sortes, poissons grillés, coquillages, préparation de légumes cuits, crus bien plus appétissantes les une que les autres je vous assure et à des prix incroyables. Je n'ai jamais vu en France autant de sushis et sashimis différents pour si bon marché, 12 sushis 1euro 40, en France c'est au moins 100 fois plus cher. On mange le plus souvent possible dans ce type de restauration bien qu'on ne puisse pas tout goûter ne sachant parfois pas de quoi il s'agit si c'est sucré, salé, pimenté, si ça peut se manger tel quel ou cuit.
Vendredi départ en train pour Bangkok, dernière étape, 4 jours !
 



Publié à 19:04, le 7/07/2016, Ayutthaya
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Koh Tao, île du sud

 


Nous arrivons à Koh tao après une bonne journée de voyage en car et bateau. Il est 19h à notre arrivée et nous trouvons facilement notre hôtel. Au premier coup d'oeil, c'est une île vraiment touristique, loin de nos 4000 îles, lembongan et ses ramasseurs d’algues... C'est autre chose.
Nous nous doutions que ce serait comme ça, malgré 3 petits “villages” dont Mae Haad, où nous logeons, ce ne sont pas de vrais villages. Absolument tout est organisé ici pour les touristes et plus rien d'autres n'existe, plus aucune activité originale. Toutes les plages sont récupérées par des centres hôteliers, tous les chemins mènent à un hôtel, un restaurant... Pas de culture, pas de pêcheur, pas d'élevage. Des clubs de plongée, des hôtels, restau, agence de voyage, massage, taxi, location de scooter...

 

 

 


C'est beau, on ne peut pas dire le contraire, mais ce n'est pas la Thaïlande, c'est une île “de loisir” comme il y en a partout dans le monde, toutes les mêmes. On ne va pas bouder notre chance ni notre plaisir quand même, il fait chaud et c'est vraiment très beau !

 

 

 

 

 

Aux Maldives c'était un peu pareil, en 10 fois plus petit encore, l'île n'était qu'un resort, on en faisait le tour à pieds en 7minutes ! Mais on faisait un voyage plongée donc nous n'avons visité que les fonds sous-marin, entre 2 et 3 fois par jour, autant dire qu'on n'était jamais sur l'île.
Le lendemain matin nous avons loué un scooter et on a passé notre temps à nous balader d'un côté à l'autre de l'île.

 

 

 

En fait il y a surtout une route principale sur le côté ouest de l'île qui va du sud au nord, mais pas jusqu'au bout. On doit mettre 30 minutes en scooter pour la parcourir et 1h pour emprunter touts les routes accessibles. Il y a pas mal de territoire sans accés, pas de route ni chemin, c'est la forêt.
Nous ne plongerons pas en bouteille cette fois car après nos dernières aux Philippines, il sera dur d'égaler les beautés rencontrées. Mais nous avons gardé un masque et un tuba pendant les 3 jours pour faire du snorkelling. Notre programme c'était snorkelling le matin, repas, déplacement en scooter vers un autre point et snorkelling l'après-midi. C'était génial, l'eau était entre 32 et 34, on avait du mal à en croire notre peau... Mais pourtant c'est la température donnée par le thermomètre, il y avait de véritables courants chauds parfois, à peine croyable !
Les fonds ne sont pas très fournis en flore, c'est un peu tristounet, selon les endroits, des hauts tapis de coraux morts, c'est une désolation. Le réchauffement de la planète ? La destruction par les hôtels pour en faire des plages ? On ne sait pas mais on a fui ces lieux, trop triste. Depuis la plage évidemment on ne voit pas, c'est beau, bleu mais dès qu'on met un masque c'est un cimetière. Étant donné que nous avons le scooter nous pouvons facilement nous déplacer, changer de criques, de plages, il y en a beaucoup.

 

 

 

La plus longue plage s'appelle Sairee beach, très peu de monde encore en cette saison mais ce n'est pas notre préférée.

 

 

 

Ici depuis la plage, encore plus à marée basse il faut marcher longtemps avant de pouvoir s'immerger, en peut marcher plusieurs dizaines de mètres dans l'eau jusqu'aux chevilles avant de pouvoir nager.
Nous voyons de très beaux coins, souvent les installations des hôtels sont assez esthétiques, en bois, ça s'intègre bien aux paysages. On peut voir de petites îles en face, la mer est toujours très calme, bien propice au snorkelling dont nous ne nous privons pas. L'eau est bleue turquoise superbe et les bateaux ajoutent encore à la beauté du tableau. Ils sont souvent décorés de rubans, de fleurs à l'avant comme porte-bonheur.

 

 

 


Nous grimpons une petite colline à l'endroit d'un rétrécissement pour avoir un point de vue sur les deux côtés de l'île, deux belles plages.

 

 

D'un côté “freedom beach”

 

 

de l'autre “shark bay”.

 

 

Notre plage fétiche est une petite pas très loin du centre, et de notre hôtel, “Mae Haad beach”.

 

 

 

Ici pas de massacre du récif, on rencontre de jolis coraux.

Nous avons découvert une épave de bateau tout près du bord, tellement qu'à marée basse, le plus haut point est dehors.

 

 

Les épaves sont propices à la vie, un vrai habitat collectif, le HLM de la mer. Les poissons et coquillages adorent ça, nous voyons beaucoup de poissons jaunes, trompette, des poissons perroquets bleu, vert et rose souvent en banc.

 

 

Ceux là broutent le corail et si on retient un court instant sa respiration on les entend croquer ! Je me suis faites attaquée par un poissons noir belliqueux, toutes nageoires hérissées... Il m'a mordu 2 fois car j'insistais à ne pas sortir de son territoire, à notre avis il avait ses oeufs en dessous ! On a pu voir aussi deux superbes balistes titan énormes, plus long que mon bras et de très nombreux bénitiers de toutes les couleurs.

 

 

 

Ce sont des coquillages bivalves les plus gros au monde, nous en avons vu de plus de 50cm de long mais ce ne sont pas les plus gros, ils colorent superbement les massifs coralliens. Nous prévoyions de voir des requins pointe noire à la baie des requins, mais c'est ailleurs qu'on en a vu

 

 

Un barracuda aussi mais pas de tortue comme le laisse promettre le nom de l'île puisque Ko Tao veut dire “île de la tortue”.

 

 


Au village il y a quelques commerces ordinaires, de fruits et de friandises, les pancakes, pâte très fine, cuite sur une sorte de plaque de métal comme une crêpe avec une garniture.

 

 

 

Il y a le port par lequel on arrive tous et la tour de l'horloge, surmontée d'une statue de tortue. Ou comment gâcher un monument !

 

 

 

Si la Thaïlande est bien développée, elle a encore du boulot à faire concernant l’integration des réseaux électriques dans l'environnement !

Comme partout le scooter est roi, même si les 4x4 sont bien présents aussi.

 

 


Depuis que nous sommes au sud nous avons plusieurs fois remarqué des personnes dont le visage est marqué de peinture jaunâtre ou blanchâtre. Souvent par petites touches sur les joues, le nez, le front. Ce sont surtout les femmes et les enfants mais nous avons vu pas mal d'hommes aussi.

 


 

Je savais que cela existait en Birmanie et ce pays est frontalier mais pas en Thaïlande. Après renseignements, effectivement il s'agit de la même chose. Ça s'appelle le Thanaka, c'est à l'origine un arbre particulier qui pousse en Birmanie. Ce bois réduit en poudre puis en pâte pour en faire un cosmétique est rafraîchissant, nourrissant pour la peau et protège du soleil.

 

 


Nous aurons passé 3 jours et 4 nuits ici ce qui est bien suffisant pour se donner une bonne idée de ce que sont l'ensemble des îles thaïlandaises. Nous passons notre dernière soirée sur notre sympathique petite plage, chandelle et apéro en prime.

 

 


 



Publié à 17:04, le 5/07/2016, Ko Tao
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Phang Nga Bay

 

Notre destination est au sud ouest, la ville de Phang nga dans la baie du même nom.

Il nous faut de longues heures de train et de bus pour y arriver. D'abord 24h de train, train couchette jusqu'à Bangkok, super confortable avec service au compartiment, on a très bien dormi, quand on a pu s'isoler de la clim à -12.

 

 

 

A Bangkok on prend un autre train pour Surat Thani, ville plus au sud. Les trains sont ouverts aux pigeons ici !

 

 

On passe la nuit puis nous prenons un bus le lendemain pour Phang nga enfin !
La ville en elle même n'est pas extraordinaire mais elle se situe au bord d'un fleuve, dans une vallée de massifs rocheux.

 

 

 

Les temples bouddhiques côtoient, les mosquées et les temples taohistes, c'est original.

 

 

 

 

A quelques kilomètres de la ville nous visitons la grotte au Bouddha, célèbre pour son  bouddha couché de 15m et les singes qui vivent là autour de la grotte, sans jamais y pénétrer.

 

 

 

 

 

 


Ce n'est pas pour la ville qu'on se déplace mais pour la baie qui est paraît-il splendide, d'une géologie de type baie d'Along. On ne pourra pas comparer, nous ne sommes pas allés au Vietnam.
Nous trouvons quelqu'un qui nous propose une excursion d'une journée, seuls dans un bâteau longue queue, départ matinal : C'est exactement ce qu'il nous faut. Malheureusement depuis la veille le temps est très maussade. Nous craignons que la pluie, qui est programmée tous les jours au plus loin que la météo puisse prédire, ne nous prive de cette sortie.

Le matin effectivement il pleut bien que le capitaine du bateau reste confiant... Pas nous !

 

 

Nous traversons une très longue mangrove puis commençons notre découverte des massifs par différentes grottes. Grotte formée juste au dessus de l'eau et par laquelle on traverse en bateau, ou pont de pierre, qui une fois passé nous amène dans une sorte de cirque naturel mi-végétal, mi-minéral. Une autre grotte encore qu’il nous est permis de visiter à pieds. Ce qui étonnant c'est la formation de cette roche. Partout on dirait des coulures de mauvais platrier, de la lave figée en des temps préhistoriques ? On dirait des stalagtites sans leurs stalagmites mais en extérieur aussi et sur l'extérieur des rochers... C'est étonnant.

 

 

 

 


Le temps est pluvieux et surtout brumeux, ce ne sont pas les meilleures conditions pour apprécier un paysage aussi grandiose. On trouve ça superbe malgré tout, les nuances de bleu gris, l'étagement des roches en profondeur sur l'horizon. Évidemment à cette heure ci et avec ce temps ci, on est à peu près seul mis à part les pêcheurs. C'est une ambiance particulière, les images sont un peu irréelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne pensais pas que le domaine était aussi vaste et les pitons si nombreux. Nous navigons plusieurs heures dans ce paysage incroyable avant de nous arrêter pour manger sur une micro plage sur un des îlots. Il n'y a personne à part nous deux, le capitaine reste sur son bâteau.
Au loin, près d'un autre îlot, de gros bâteaux sont amarrés et de nombreux touristes pataugent, nous avons l'impression d'être privilégiés. La pluie a cessé après 2h mais le soleil ne semble pas prêt à se montrer, la mer est tout de même à 28 ce qui nous permet de nous baigner avec grand plaisir.

 

 

 

 


Deux étapes sont souvent attendues dans cette baie, ce que nous faisons en deuxième partie de journée :
1. L'île de James Bond, car ce site a été un décor de tournage pour “l'homme au pistolet d'or”. Illustre navet selon certain mais qui l'a rendue célèbre... L'île ! C'est vrai qu'elle est belle.

 

 

 

 

 


2. Le village flottant “ko Panyee” ou village des pêcheurs. Cette communauté musulmane venue d'Indonésie s'est installée ici il y a bien longtemps autour d'un piton. Tout le village flotte ou est sur pilotis. C'est vraiment très beau au loin et il faut bien le dire, très sale de près... Le ramassage des poubelles et des encombrants ne doit pas être très rigoureux ! La partie la plus ancienne de la ville est faites de bric et de broc, tôles ondulées, bâches plastiques, bois... Les plus récentes ou les plus riches sont bien différentes. C'est un vrai village avec une école, des commerces, une mosquée, des rues et un stade de foot... Flottant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les curieux et anglophones suivez ce lien qui raconte l'histoire de la création de ce stade. A ce jour un nouveau stade “en dur” existe.

 

https://www.youtube.com/watch?v=jU4oA3kkAWU

 

 


Ce village flottant comporte une longue rue touristique inintéressante avec boutiques de bibelots de toutes sortes mais il est facile de l'éviter en s'amarrant à l'autre bout du village et en empruntant les nombreuses rues labyrinthiques. Des habitants nous ont aidé plusieurs fois à nous y retrouver car difficile parfois de faire la différence entre rue publique et chemin privé.
Nous rentrons ensuite heureux d'avoir pu, malgré les mauvais présages, visiter cette baie merveilleuse. Cela nous a aussi donné envie de la revoir au soleil, ce qui n'aura absolument rien à voir et de nouveau envie de visiter la baie d'Along, tous ceci dans un autre voyage bien-sûr.
 



Publié à 02:48, le 30/06/2016, Phang-Nga
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Chiang Rai

 

Prochaine étape, Chiang Raï, à 3h de route au nord est de Chiang Maï, quasi à la frontière Laos Birmanie, le triangle d'or...Ça donne envie ce pays ! Il faudra attendre une autre fois, pour un mois complet car il est vaste et mérite d'y passer du temps.
Avec les conseils avisés de l'agence de voyage Monique and co, aussitôt arrivés à Chiang Raï nous prenons un tuk-tuk et nous dirigeons vers “le temple blanc”, Wat Rong Khun.

 

 

C'est un ensemble de bâtiments assez incroyables d'une blancheur immaculée, tout est blanc à l'extérieur, incrusté de morceaux de miroir. Cette oeuvre est le travail de Ajarm Chalermchai Kositpipat, un artiste thaï contemporain natif de Chiang Rai.
Commencé il y a 20ans, il voulait créer le plus beau temple du monde blanc, symbole de pureté du bouddhisme et en l'honneur du roi actuel Râma IX. Ce dernier est très apprécié dans son pays, dans la rue de nombreuses affiches le représente seul ou aux côtés de son épouse.

 

 


Chalermchai Kositpipat conçoit et aidé d'ouvriers et de collaborateurs construit ce site en permanence depuis 1996. En 2014 un très gros séisme a mis le temple en grand péril mais des travaux ont été rondement menés afin de pouvoir le ré-ouvrir quelques mois plus tard.

Devant le bâtiment principal, le monde de l'enfer, angoissant avec des bras sortants de terre, des monstres nous menaçants,

 


 


 

 

à l'intérieur un très grand bouddha doré et des fresques incroyables tout autour mêlant symboles bouddhistes et naïfs. Des supers héros vivants ou virtuels et des images chocs tirées de notre monde de bêtises et d'incongruité au XXème siècle, la guerre, les tours jumelles.

Le jardin comporte plusieurs bâtiments blancs, autour, diverses “décorations” particulières parfois futuristes ainsi que des milliers de pendentifs marqués au nom de chaque visiteur qui le souhaite. Ce sont des portes bonheur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais quel est ce bâtiment doré qui tranche par rapport aux autres ? Les toilettes !

 

 


Cet artiste fou à un talent immense et est très productif, d'où l'exposition permanente. Ces oeuvres picturales et les bijoux qu'il a créé sont d'une finesse incroyable, son style très particulier est reconnaissable, nous ne pouvions pas faire de photos.


Autre curiosité à Chang Raï, son homologue opposé, la maison noire, Baan Si Dum. Autant le temple blanc reflète la lumière même si le message est un peu dur, noir, autant la maison noire est vraiment sinistre. Son concepteur l’artiste thaïlandais Thawan Duchanee a été le mentor de Ajarn Charlemchai qui a construit le Temple Blanc.
Tout comme le temple blanc c'est un ensemble de bâtiments mais quasi tous noirs, dans un grand jardin. Le premier bâtiment est énorme, le seul où l'on puisse rentrer, il recèle de grandes tables et des chaises ornées de peaux et de crânes d'animaux, des objets étonnants.

 


 

 

 

La mise en scène est incroyablement réussie. Certains bâtiments correspondent à des pièces d'une maison je pense, un salon, une salle à manger, une chambre, toutes de même inspiration, la majorité des bois utilisés pour les maisons et le mobilier est sombre ou noir. En faisant le tour, on trouve toujours beaucoup de restes d'animaux, ce qui rend le tout un peu morbide quand même. Squelettes d’éléphants, des tambours massifs en cuir d’animaux, des peaux de serpent, énormément de mobilier à base de cornes de buffle, des crânes de crocodiles, mâchoires de requins....

 

 

 

 

 

 

 

On se demande comment il a récupéré tous ça. C'est vrai que l'effet est très surprenant bien que ça fasse quand même limite décor de film d'épouvante. Mais pourquoi trois bâtiments ronds et blancs au milieu de cet ensemble noir ?

 

 


Ça mérite d'être vu et le contraste de ces deux curiosités blanche et noire dans la même ville rappelle un peu le yin et le yang, symbole de l'harmonie. En effet, dans chacune des forces opposées se trouve une petite partie de l’autre. En tout Yin il y a du Yang et en tout Yang se trouve du Yin. Dans l’univers comme dans la vie, rien n’est jamais absolu (soit tout noir, soit tout blanc).


Le soir nous nous rendons au centre de la ville car Ajarn Charlemchai a également construit une superbe horloge, toujours de même style dans un alignement de grands lampadaires dorés. A 19h nous nous attablons au plus proche café pour profiter du très beau son et lumière qui dure près de 10 minutes.

 

 

 

 

 


Nous allons ensuite manger au night market, des tas de petites boutiques vendent des plats pour quelques euros, de fruits de mer à sushis, friture, nouilles, soupe tout est appétissant.

 

 

 

Nos voisins ont opté pour une soupe à faire soi même dans un mini-chaudron en terre.

 

 


On peut se demander, mais pourquoi des rouleaux de papier toilettes sur le même étalage que la nourriture ?

 

 

Tout simplement parce que le papier toilettes ne se trouve pas justement dans les toilettes qui ne comportent que des douchettes. Le papier toilette est uniquement utilisé dans les restaurants, comme serviette de table ! C'est super pratique, ça se déroule grâce à un dévidoir, de l'intérieur et ça essuie... très mal, il m'en faut toujours un demi rouleau par repas !
Notre grosse journée à Chiang Raï nous a beaucoup plu, nous rentrons de nouveau à Chiang Maï pour une journée encore avant de prendre un train de nuit vers Bangkok dans le but d'aller vers le sud.



 



Publié à 05:15, le 25/06/2016, Chiang Rai
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